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 Alex Morrison

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Alexander Morrison



Nombre de messages: 4
Date d'inscription: 27/06/2007

MessageSujet: Alex Morrison   Dim 1 Juil - 17:39


Nom
: Morrison
Prénom : Alexander
Age (à l’époque de la première mort) : 21
Ange depuis : 7 années terrestres


Description physique :(10 lignes au minimum en tout): Alex est sublime. Ça n’est pas pour rien qu’il a été élu le type le plus beau de son lycée. Son attitude en tant qu’être humain se calquait d’ailleurs sur cette beauté physique, qui servait un peu de bouclier contre l’humanité, et augmentaient son impression d’être… Au dessus des règles. Pour détailler un peu, commençons par ses pieds. Pourquoi les pieds? Voyons… Alexander vous dirait que les pieds sont très utiles, à un être vivant. Ils servent à voyager, et qui veux voyager loin, ménage sa monture, disait toujours sa grand-mère. Ainsi, les pieds d’Alexander sont d’une longueur tout à fait respectable, pour un homme, le jeune Ange chaussant autrefois d’un bon 45, il se trouvait dans la moyenne.
Lorsque l’on remonte, on tombe sur les chevilles. Que sont les chevilles? Hé bien, elles sont très utiles, et celles du jeune homme comptaient des ligaments tout à fait résistants. Il n’a pas, hélas, vécu assez vieux pour les tester jusqu’au bout.
Les mollets d’Alex sont, ou étaient, c’est tantôt, parfaitement musclés, disposant d’une pilosité assez minime, pour des membres appartenant aux jambes masculines, les mollets du jeune homme sont galbés, solides, et lui ont beaucoup servi lorsqu’il nageait pour des compétitions caritatives diverses. N’allez pas croire qu’il faisait dans la charité, si on vous le demande, vous direz simplement qu’il aimait nager, et que, tant qu’à faire, autant que ça serve à quelqu’un.
Les cuisses d’Alex, puisque nous passeront sur ses genoux, sont à l’image de ses mollets. Elles sont parfaitement proportionnées, assorties à son corps, et donnent sur son bas ventre, qui se porte bien, merci, nous passeront sur les vieux adages comparant cette région à la taille des pieds. Son ventre est plat et musclé, dû, cette fois encore, aux nombreux marathons auxquels il participait. On peut trouver une cicatrice dans la région ou naît la colonne vertébrale, dans son dos, blessure datant du temps ou il vivait chez ses parents. Des épaules carrées, des bras longs, musclés mais pas trop, et des mains qui auraient pu appartenir au plus vertueux des pianistes. Étrange, pour quelqu’un qui pourtant n’y a jamais porté une très grande attention.
Le tout donne un physique pour lequel « Agréable » serait un euphémisme. Le jeune homme était amateurs de choses simples. En été, il se vêtait d’un tee-shirt quelconque, et d’un short, en hiver, d’un pull over et d’un jean. Il ne mettait jamais de vêtements dit « Moulants », et nageait dans la plupart de ses jeans, qui lui tombaient sur les hanches.

Passons maintenant au visage d’Alexander : Au-delà de son physique, le jeune homme attire par la profondeur de son regard en amande qui est d’un bleu non pas azur, mais plutôt de cette couleur étrange, mi-bleutée mi-grise que prend le ciel lorsqu’il va y avoir de l’orage. Mais, loin d’être sombres, il sont très faiblement pigmentés, et ressortent sur ce visage ovale qu’encadrent des cheveux bruns qui lui tombent sur le front, et sont rarement peignés. Une bouche aux lèvres qui paraissent délicieuses renferme des dents d’une blancheur d’albâtre, et le tout forme un sourire dont il a usé et abusé, qui peut tantôt être attendrissant, tantôt ravageur, tantôt…Désabusé.
Vous verrez souvent Alex avec une pseudo barbe de trois jours, cultivée non pas pour le coté rebelle, mais surtout parce que c’est beaucoup moins fatigant à entretenir.


Histoire :

- Première partie



Enfance




J’ai été heureux, lorsque j’était très petit. Je ne m’en souviens pas vraiment très bien, mais certains moments me paraissent être assez beaux pour faire partie du rares tableau de mes souvenirs d’enfance. Un de ces tableaux qui paraissent assez clichés, mais qui, prit subjectivement, sont plus précieux que n’importe quelle mine d’or. D’ailleurs, j’aurais donné n’importe quoi pour les revivre, ces moments, et ressentir à nouveau cet espèce de bonheur si envahissant, qu’il faisait rire aux éclats. Ces moments qui passaient de la joie la plus immense, à un sentiment d’incompréhension. Ma vie s’est en fait résumée à de l’incompréhension. C’est maintenant que je le vois.


Le petit Alex a trois ans et demi. Date de son premier souvenir en tant qu’être humain. Fils d’Elena Harris et de Daniel Bradley Morisson, il se trouve dans le jardin parental, petit jardin d’une banlieue américaine banale, se trouvant dans un de ces quartiers qui sont assez aisés, mais néanmoins faisant encore assez partie de la classe moyenne américaine pour avoir un de ces drapeaux patriotes, du genre qui se dresse bien haut pour la fête du quatre juillet.

Je me souviens encore de cette balançoire. Ma mère l’adorait, elle aussi, et adorait m’y pousser, car elle entendait ainsi mes cris de joie, ce qui, disait-elle, la rendaient plus heureuse que n’importe quoi. C’est étrange de voir cette scène d’un point de vue extérieur, de ce voir, si jeune, en tant que petit garçon joufflu. Déjà, à cette époque, j’avais le visage entouré d’une couronne de cheveux, qui étaient beaucoup plus blonds qu’aujourd’hui et encadraient mon visage d’une espèce d’auréole d’innocence.


L’enfant s’approche de la route. Comme tout jeune humain venant d’apprendre à marcher, ses pas sont incertains, mais tintés d’une certaine détermination, persuadé qu’atteindre la boîte aux lettres rouge vif qui se trouve de l’autre coté du trottoir est le but de sa vie. Sa mère ne le voit pas, beaucoup trop occupée à plier du linge sur la véranda, même si, au départ, elle était sortie pour s’occuper de son fils. Hélas, le travail d’une jeune mère est si considérable, et un petit garçon présente une telle fougue qu’elle ne peut pas avoir l’œil partout. Une minute d’inattention et…

« Attention bonhomme! »

Un homme, vient de me sauver la vie. Je venais de faire quelques pas sur la route, lorsqu’une voiture, rouge, elle aussi, venait à tout allure. A croire que c’était prémédité et qu’on a toujours voulu que je meure renversé, il ne s’agissait que d’une question de temps.


L’homme attrape le jeune Alexander, presque sous les roues de la voiture. C’est un inconnu, et, d’ailleurs, le petit garçon se met à pleurer, sous le choc, alertant sa mère qui, lâchant son ouvrage, se précipite vers eux. Elle est grande, blonde, très jolie et de sa personne se dégage une sorte d’aura. Non pas de séduction, mais plutôt de douceur extrême. Et cet homme, grand, racé, la tête haute et extrêmement séduisant ne peut s’empêcher de sourire. Il semble plus âgé qu’elle, et elle semble assez impressionné.

« Vous feriez mieux de faire plus attention à votre frère, mademoiselle »

Dit-il, sourire aux lèvres, tendit que la jeune femme, reprend son enfant qui, au contact de sa mère, s’arrête de pleurer aussitôt, calmé par le toucher et l’odeur maternelle bien aimée.

« Mon fils » répliqua-t-elle, la tête haute. Gentille, certes, mais pas stupide. Qu’il aille se faire voir, ce don juan à polo griffé. Elle le remercie néanmoins, et rentre chez eux, le petit toujours dans les bras, la tête enfoui dans la chevelure blonde de sa mère.

Ce type allait briser notre vie. Enfin, il allait détruire ma famille, et cette délicieuse paix qui régnait dans la maison. Qui était-il vraiment? Je n’en sait rien. D’ailleurs, à travers mes yeux d’enfant, je n’avais pas compris que tout était de sa faute. Cet air doucereux, toujours impeccable, qui se ramenait toujours étrangement aux moments ou mon père n’était pas là.
Et elle parlait tout le temps de lui… Moi, je m’en fichait, j’étais heureux, du moment qu’elle l’était, mais mon père beaucoup moins, évidemment.
Des disputes éclatèrent. A cinq ans, s’en était fini du foyer. Ma mère était partie avec lui, elle qui s’était montrée si digne à leur première rencontre, avait finie par être totalement envoûtée par cet être qui semblait si froid malgré ses sourires, ses paroles aimables et tout le reste.
Mais j’était si petit. Comme aurais-je pu le deviner?

Adolescence



L’adolescence… Quelle période ingrate.

Je vis avec mon père, ou plutôt chez lui, car il n’est jamais là. Famille déchirée, ma mère vit à présent avec son don Juan. Je ne veux pas lui pardonner de nous avoir fait ça, mon père est si fragile que de le voir si désemparé, triste et vide de l’absence de ma mère. Je suis sur qu’il la considérait comme la femme de sa vie. Cette histoire m’aura au moins appris qu’il ne faut jamais prendre les choses pour acquises.
Mon père est pathétique. C’est ce que j’aimais dire, le plus souvent. Quel modèle d’échec, cet homme qui, malgré ses études d’ingénieur, n’est pas fichu de faire autre chose que de pleurer son épouse qui l’a délaissé? Je lui en veux, à lui aussi. Aurait-il su s’imposer qu’on n’en serait pas arrivé là. J’ai choisi de vivre chez lui, uniquement parce que je savais que ça ferait souffrir ma mère. Mon adolescence est une espèce de vengeance, tout mes gestes sont soigneusement étudiés pour emmerder mes parents.
A l’école, tout se passe bien. Élève sérieux, peut bavard, à quatorze ans comme à cinq, mes cheveux sont une auréole en hommage à ma pseudo candeur qui en réalité cache une haine contre le monde entier.
Voir ces images se dérouler devant mes yeux, et n’attendre qu’une chose : grandir et me débarrasser de tout ça, vieillir, mener ma propre vie. Je n’étudie pas beaucoup, mais j’ai un faible pour les grands poètes. Je ne suis pas très loquace, mais j’aime me rendre utile sans en avoir l’air.


Premier jour dans un nouveau lycée. Alexander ne connaît personne. L’air renfrogné qu’il arbore n’empêche pas les filles de sa classe de se donner des coups de coudes tout en le dévorant du regard. Folle jeunesse dont les hormones sont le moteur du moindre mouvement. Après avoir attendu dans le couloir avec les autres, il prend place au fond de la classe. Apparemment, ils se connaissent tous. Lui ne connaît personne : malgré le fait qu’il refuse tout ce qui vient de sa mère, celle-ci à poussé son géniteur à l’inscrire dans une école privée, très sélecte. « Tu me remercieras plus tard », avait-elle dit. Le jeune homme en doutait. Les écoles étaient toutes pareilles, de toutes manières.

Il alla s’asseoir au fond de la classe, suivit du regard par les élèves. Certains le regardaient avec insistance, d’autres poussaient leurs affaires, sans doute dans l’espoir que le jeune homme à l’œil d’un bleu étrange vienne s’asseoir à coté d’eux. Mais, loin de là, le garçon d’humeur maussade ne voulant pas vraiment ce mêler à ces crétins qui se prenaient sans doute pour indispensables.
Au fond, oui, mais pas seul. Une fille qui semblait en total contraste avec le reste de la masse, vêtue de noir et aux cheveux assez courts était avachie. Elle n’était pas bien grande, et semblait aussi peu populaire que pouvait l’être une souricière dans un salon de thé. Sens de la provocation aiguisé, Alex prit place à coté de celle qui deviendrait sa meilleure amie pour les quatre ans à venir.

Le temps passa. Garçon taciturne ou non, l’effet de la vie sociale mêlé aux hormones firent ressortir un coté qu’il se faisait envier par ses camarades. A 17 ans, il eut sa période « Creature of the night », entraînant sa meilleure amie dans toutes sortes de soirées. Son coté gothique rabat-joie cheveux court plaisait beaucoup moins que le physique parfait et visage candide d’Alex, qui se rendait peu compte de l’exclusion dont était témoin la seule personne à qui il se confiait. D’ailleurs, elle cessa vite de l’accompagner dans ce genre de fête ou l’on était déchiré la plupart du temps, et ou le reste, on le passait à embrasser n’importe quelle fille, et a coucher avec d’autres.


Ce fut ma période Don Juan. Combien de matins me suis-je réveillé dans un dédale de bouteilles, habillé n’importe comment, enlaçant ou étant enlacé par une fille du lycée, allongée n‘importe comment, ou, avec de la chance, une inconnue, moi la tête lourde, la langue pâteuse, et une langue de bois qui ne partait qu’au bout de deux jours, durée pendant laquelle j’étais allongé dans la chambre d’Aliocha en écoutant du rock et en buvant de la tisane.
C’était en effet son nom, à cette fille que j’avait fini par considérer comme ma sœur, comme le seul membre de mon proche entourage qui ne « voulait pas mon bien », qui ne s’attendait pas à ce que « Je la remercie plus tard », et qui m’aimait assez pour me laisser me détruire la santé comme je l’entendait, et m’écouter me plaindre de mes désastres amoureux qui commençaient toujours une semaine avant par des « Je suis sure que c’est la bonne, tu penses que je lui plais? » pour se terminer par des « Oh quelle plaie! Comment je dois lui dire, tu crois? »

A mes dix-huit ans, mon premier geste fut de quitter la baraque de mon père. A quoi bon s’éterniser puisque ça avait été mon rêve depuis le collège? Ou aller, maintenant? J’avais appelé Ali, qui m’avait dit que je pourrait rester chez elle autant que je le voudrait. Je ne m’était jamais rendu compte que j’abusait. J’abusait de tout. Je n’était qu’un ado gâté qui passait son temps à maudire sa famille brisée, à sortir avec des filles sans même prendre la peine de les plaquer, et surtout, à abuser de la gentillesse de ma meilleure amie.

Aliocha


Dernière édition par le Dim 1 Juil - 17:46, édité 2 fois
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Alexander Morrison



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MessageSujet: Re: Alex Morrison   Dim 1 Juil - 17:40

Age Adulte



Allongé sur le tapis, Alexander était en train de regarder le plafond, une main derrière la tête, et une autre sur son ventre. Il se trouvait chez Ali, comme toujours, puisque depuis leur rencontre, ça avait toujours été leur QG, l’endroit ou ils se racontaient tout, les parents de cette dernière étaient à l’image de ceux qu’il avait toujours voulu avoir, et le considéraient comme un membre de leur famille, et ne voyaient rien de mal à ce qu‘il vive chez eux jusqu‘à ce qu‘il trouve un appartement. La jeune fille, quand à elle, était assise sur son lit, appuyée contre le mur et triant des cd tout en l’écoutant se plaindre, comme toujours.

« Tu penses vraiment que je devrais l’inviter à sortir? » lâcha-t-il alors tendit que la jeune femme était absorbée par la couverture d’un album mêlant les meilleurs concerts s’étant déroulés à Woodstock.
« Ouais », fut la réponse d’Ali qui reposa son cd et s’appuya plus confortablement contre le mur, préparée à un nouveau discours sur les malheurs de la vie d’un Don Juan.
« Au fait… » poursuivit-elle, comme si soudain une brusque inspiration venait de la traverser, dans le dessein de stopper net les questionnements pseudo existentiels de son ami.
« Quoi? »
« J’ai rencontré quelqu’un, faudrait que je te le présente, il s’occupe du magasin de disques, il pourrai te trouver un job »
« Génial! »

Et c’est ainsi que le jeune homme fut employé chez le disquaire du coin. Rien de mieux que de vendre ce qu’on aimait le plus, et de rencontrer des personnes différentes tous les jours.
Ali, quand à elle, rentra à l’université de New York, ce qu’Alex n’a pas daigné faire. Il avait été accepté à cinq université : Princeton, Harvard, NY, Yale, et Columbia, et n’avait pas daigné prendre la voie royale de la scolarité, préférant vivre pleinement sa jeunesse quitte à le regretter plus tard. Vendre des disques, c’était ce qui lui plaisait le plus. Il avait même fini par trouver un appartement, petit, certes, mais digne de lui. Toujours contre la pression parentale, même si il n’avait pas daigné se l’avouer.
Un an passa, puis deux. A vingt ans, donc, il rencontra sa petite amie, celle avec laquelle il resta le plus longtemps.

Sans doute serions nous restés encore plus longtemps, ensemble. Tout en elle me plaisait. Elle souriait comme elle respirait, avait l’air tellement fragile qu’il fallait que je fasse attention à elle sans cesse, comme si j’avais peur qu’elle ne finisse par se briser, sans moi. Elle avait tout le temps les pieds froids, souvent un sourire triste, et adorait la musique. Je ne sait pas si je l’aimait, car il est dur de définir un sentiment qui, si il est positif, est sensé diriger tous vos actes, toutes vos décision.
Je me laissait vivre, elle avait fini par venir vivre avec moi.



Deuxième partie



Matin

Le téléphone sonna chez Alexander.
Tôt, beaucoup trop tôt à son goût. Bon, il était en réalité 10 heures, et le jeune homme âgé de 21 ans avait passé la soirée à débattre du sens de la vie avec une bande d’amis en buvant de la piquette, et s’était endormie dans les bras de sa petite amie, Claire.
Les premières sonneries le réveillèrent, mais il n’eut pas vraiment la force de se lever. Il s’agissait d’un matin de novembre: Thanksgiving, une fête qui n’avait jamais vraiment compté pour lui, mais qui comptait pour beaucoup d’autres personnes.
Si lui n’était pas debout, la jeune femme qui partageait sa vie l’était depuis un moment. Elle travaillait comme styliste pour un magasine de mode, passionnée de vêtements aux couleurs vives, qu’Alex avait toujours trouvé totalement opposés à son caractère. Il l’entendit décrocher, tendit qu’il se tournait de l’autre coté, enfouissant sa tête aux cheveux ébouriffés sous son oreiller.

« Alex, c’est pour toi »

Dit-elle au bout de quelques minutes, en lui tendant le récepteur. Grommelant, le jeune homme finit par attraper le combiné, se demandant qui était assez stupide pour oser le déranger à cette heure.

« Ouais? » Lâcha-t-il.
« Mon chéri, c’est moi »
Oh. Moi. Sa mère se présentait toujours par un « c’est moi », comme si il était sur que ça ne pouvait être qu’elle qui pouvait se présenter par un moi. Et comme toujours, il feignait de ne pas la reconnaître.
« Moi qui? » Demanda-t-il, crispé.
« Ta mère. On voulait savoir si… Tu ne voudrais pas venir dîner pour Thanksgiving? »
Le « on » impliquant l’autre boulet avec lequel sa mère vivait depuis qu’il avait cinq ans, il était bien entendu hors de question qu’il s’y rende. A chaque fois, sa pauvre mère l’appelait pour lui dire qu’elle désirait le voir à sa table, et à chaque fois, il refusait.
« Impossible, j’ai un truc de prévu »
« Mais… Je pensai que tu pourrais juste passer? Pour le dessert? »
« Je dois y aller, j’allais partir, bye »

Raccrochant le téléphone, il le posa sur la table de nuit, et reposa sa tête sur l’oreiller, une ride soucieuse barrant son front.

« Tu devrais y aller »

Il leva les yeux vers Claire. La jeune femme n’avait pas bougée, les bras croisé, elle avait entendu la conversation.

« Pourquoi tu m’as passé le combiné? Je t’ai dit que lorsque c’était elle, je n’était pas là »
« C’est ta mère, et elle t’aime. N’attend pas de ne plus avoir de parents pour commencer à regretter, Alex »

Pourquoi les filles voulaient-elle toujours régenter la vie d’autrui? La seule qui n’avait jamais été comme ça était Ali, hélas, elle était sans doute en train d’étudier à cette heure. Fini le temps ou il passait sa vie chez elle à lui raconter ses problèmes : l’université lui prenait tout son temps.

Le jeune homme s’était levé, passant devant sa petite amie sans un mot. Sous prétexte que sa mère était morte lorsqu’elle était toute petite, et que donc, elle ne l’avait pas connue, Claire pensait qu’au lieu de se pourrir la vie, Alexander devrait essayer d’être plus conciliant.

Fuck. Lorsqu’on faisait des gosses, on ne les abandonnait pas pour un vieux con plein de fric.

Midi

Appuyé contre le mur du magasin dans lequel il travaillait, Alexander prenait sa pause. L’air maussade était revenu s’installer sur son visage, tendit qu’il déjeunait d’un sandwich au rosbif et d’une canette de soda, le regard fixé vers le néon rouge du magasin d’en face. Un fleuriste. Sa mère adorait les fleurs.
N’était-il pas temps de faire la paix? Cela faisait 15 ans qu’il en voulait à sa mère, comme le disait si bien Claire, qui lui avait fait la morale avant qu’il s’en aille. Grandir, c’était aussi pardonner, et prendre des responsabilités. Thanksgiving était le jour du pardon, c’était, disait-elle, le moment idéal.
Mais non, il ne céderait pas. Le pour et le contre se balançaient devant ses yeux. Il détestait être en proie au remord. Elle l’avait laissé tomber, son père, lui-même avait sombré dans une pathétique crise du travail, pour finir remarié à une garce amatrice de littérature à l’eau de rose, qui n’avait aucun goût pour la mode, et un certain penchant pour tout ce qui était rose vif. Oh, et qui, précisons-le, avait à peine quatre ans de plus qu’Alex.

Sa pause était terminée. Il rentra dans la boutique, et salua les clients qui venaient justement choisir un de ses cd préférés.

Soir

Ok, il avait cédé. Non, ça n’était pas à cause ou grâce à Claire, qui avait passé une bonne partie de l’après midi à le harceler par téléphone. Il ne pouvait rien refuser à la jeune femme, qui savait très bien jouer de ce coté si délicieusement fragile qui faisait tout son charme. Il était allé chez le fleuriste d’en face, avait acheté un bouquet de fleurs, une composition, avait dit le vendeur, et s’était même laissé tenté par l’achat d’une petite carte sur laquelle il y avait écrit « Heureux Thanksgiving, Alex ».
Il ne savait pas pourquoi il avait fait ça.
Ça n’était pas comme si il avait vraiment eu l’intention de lui offrir. Si? Il avait prit le métro, le train, et s’était à nouveau retrouvé dans la banlieue dans laquelle il avait passé ses premières années. Il n’y était pas retourné depuis tout ce temps, et avait l’impression de revoir les premiers moments de sa vie défiler devant ses yeux. Sa mère n’avait jamais déménagé, vivant dans le domicile d’antan avec son bellâtre à polo griffé.
Il se trouvait à présent devant le porche, la balançoire n’avait pas bougé, un peu plus rouillée qu’avant, certes, mais toujours opérationnelle. On aurait presque pu penser que sa mère l’utilisait encore, de temps en temps. Après tout, elle n’était pas bien vieille, à peine une vingtaine d’années de plus que son fils.
Alex resta là, debout, regardant la maison qui, contrairement à tout le reste, n’avait pas vieilli. Toujours fleuri, toujours avenante. A croire qu’il ne l’avait jamais quitté.
Mais…
Un doute traversa le jeune homme.
Peut-être était-il déjà trop tard. Il avait grandi sans sa mère. Ça n’était pas un bouquet de fleurs qui allait recoller les morceaux.

Sa mère non plus, n’avait pas changé. Elle était là, assise sur la véranda, en pliant du linge. Elle ne l’avait pas encore vu, pas encore entendu. Il pouvait encore s’en aller. Et il se défila.

Posant le bouquet de fleurs sur la poubelle de métal qui se tenait juste à coté de la boîte aux lettres, il fit demi tour, et traversa la rue.

«
Alex! »

Elle m’avait vue. Ma propre mère m’a vu disparaître sous ses yeux. Mince. Je n’ai jamais été très brillant, pour ce genre de chose. Elle avait vu cette voiture qui m’était passée inaperçue. Une voiture, rouge. J’ai eu juste le temps de la voir arriver très vite. J’en était arrivé à la fin de ma vie. J’avais eu le temps de voir ma mère pour la dernière fois, venant vers moi, son air ravi changeant d’expression, son cri me perçant l’oreille, tendit que la voiture s’approchait de plus en plus.
J’eu juste le temps de me retourner. J’avais fait ce qu’il fallait, n’est ce pas? La chose qui m’a traversé l’esprit juste avant que le véhicule ne me heurte, fut la suivante : Je n’aurait peut-être pas dû venir ici, après tout.
J’ai senti la voiture me heurter. Aurait-elle roulé moins vite, que je serait peut-être passé sous ses roues. Au lieu de ça, le choc m’a projeté en avant.
Tu as eu de la chance, maman, tu auras le corps de ton fils presque intact. Je serait tout à toi, mort, à défaut d’avoir pu l’être en tant que vivant.
On dit qu’on voit sa vie se dérouler devant ses yeux au moment de la mort. C’est vrai. Ça se passe très vite.

Mon corps vient juste de toucher le sol. Je crois que je suis mort.

Personnalité :


La gentillesse est le point fort d’Alexandre. Il ne peut s’empêcher d’aimer, cela fait partie de sa nature. Aimer les autres, même si, hélas, il a une façon très particulière de le faire. Ainsi, son coté volage est dû à sa capacité à aimer tout le monde. L’amour n’est pas seulement une qualité, n’est ce pas? A vouloir trop aimer, on fini souvent par se perdre, et connaître le maximum de personne en les aimant du mieux possible… Car il aime, certes, et c’est justement ce qui faisait de lui un être aussi passionné.
Ange ou Humain, c’est ce qui a toujours régit sa vie. En donnant ainsi son cœur, il n’accepte pas une seconde l’idée de pouvoir être trahi un jour. La trahison… Quelle chose atroce. Ce qui explique alors son caractère rancunier. Le fait d’en avoir voulu à sa mère durant les quinze ans précédant sa mort en étaient la preuve.
Ainsi, Alexander incarne passion et amour, et c’est ce qui fait de lui un être si borné. Il n’écoutera jamais les conseils qu’on lui donne, préférant mille fois palier aux règles. D’ailleurs, il réagit toujours avant de réfléchir ce qui fait de lui un être imprévisible.
Lorsqu’il réfléchi, il passe une main dans ses cheveux, les ébouriffant encore plus qu’ils ne le sont déjà. Face à l’adversité, il s’obstine, détestant la défaite. Il n’est pas mauvais joueur, mais met toute son âme dans ce qu’il fait.

Signes particuliers :

Ce qu’il/elle aime, ses passions : Il aime beaucoup dormir. Enfin, en tant qu’ange, il regrette beaucoup cet aspect de la vie humaine. C’est aussi un passionné de sports divers, et il adore se dépenser, tout comme il adore se rendre utile. Il ne le fait d’ailleurs pas vraiment exprès, mais se trouve simplement au bon endroit, et au bon moment. Et à partir du moment ou il s’investit dans quelque chose, il est plutôt difficile de lâcher prise.
Ce qu’il/elle n’aime pas, ses phobies : Alex n’a pas vraiment de phobies, sinon peut-être celle d’échouer. Échouer… Quelle triste phrase. Il veut parvenir à ses fins, toujours. Bref, il en a toujours fait qu’à sa tête, soit par opposition à l’adversité, soit uniquement pour se rendre utile. Ça n’est pas pour rien qu’il a bossé dans un magasin de disques au lieu d’aller à la fac.

Hors jeu :

Comment avez-vous connu ce forum ? Je suis une mâcheuse de chewing-gum en plastique… N’est ce pas merveilleux?

Combien de fois par semaine pensez vous passer ?
Quotidiennement

Fille ou garçon ?
Fille

Code lecture du règlement :#23 12
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Adam



Nombre de messages: 3
Date d'inscription: 28/06/2007

MessageSujet: Re: Alex Morrison   Dim 1 Juil - 18:33

Nombre de ligne respecté....What helse? (Je vais relire, le ventre vide, ça cause des troubles de la vue hein XD)

Bon bah, plus qu'à attendre miss Cath'
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Gabrielle



Nombre de messages: 5
Date d'inscription: 26/06/2007

MessageSujet: Re: Alex Morrison   Dim 1 Juil - 18:39

Bienvenu! ( Ouais enfin un ange ^^)

_________________
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Alexander Morrison



Nombre de messages: 4
Date d'inscription: 27/06/2007

MessageSujet: Re: Alex Morrison   Dim 1 Juil - 18:54

Merci à vous deux (soit dit en passant, "else" s'écrit sans h adam^^)
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Voir le profil de l'utilisateur
Catherine
Admin


Nombre de messages: 26
Date d'inscription: 24/06/2007

MessageSujet: Re: Alex Morrison   Dim 1 Juil - 19:04

Fiche parfaite, et surtout grand plaisir de la lire Very Happy
(ouh je sens qu'il va faire un perso bien intéressant Alex... congratulations my Dear ^^)

Validée


PS : éditation des règles sous peu > ne pas flooder dans les fiches de présentations -__-"

_________________
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Alex Morrison

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